Voilà... c'est fini... Notre séjour, notre voyage de noce, prend fin, à l'instant où nous réglons l’hôtel et où nous commandons un taxi, après le petit déjeuner habituel. L'inconvénient, lorsqu'on part aussi longtemps... c'est que l'on a plus du tout envie de rentrer... Les sacs dans le taxi, nous montons à l'arrière. La route est celle que nous avons tant empruntées ces derniers jours en scoot. Le bouchons en plus, comme un avant gout du périph' qui nous attend... Même la pancarte du Burger King est toujours là, à nous narguer une dernière fois "Vous pensiez manger un Burger chez moi pour la première fois, raté!".
Nous arrivons à l’aéroport aux environs de 10h. Notre vol ne décollant qu'à 12h, nous avons du temps à tuer. Nous le passerons à sillonner les nombreuses allées de boutiques de souvenirs, dont les propriétaires nous bombardent des "Hello Miss", "Come Mister" et "Cheap cheap" habituels... Notre dernier "Cheap cheap"... Puis nous prenons place dans l'avion. Direction Kuala Lumpur en Malaisie, 3h de vol.
Quelques minutes avant d'arriver, l’hôtesse passe parmi nous en distribuant des cartes d'immigration, à remplir si l'on souhaite aller se balader le temps du transit. Un éclair de folie traverse notre esprit: "nous n'avons que 7h30 de transit, est ce jouable?". Un rapide calcul nous conforte dans l'idée que oui, c'est jouable! Et puis... qui ne tente rien n'a rien, c'est l'occasion ou jamais! Nous remplissons donc les cartes. A peine débarqués dans l’aéroport, nous suivons un peu le mouvement, en direction du comptoir de la compagnie aérienne pour prendre des renseignements touristiques. La plupart des gens attendant là, n'ont en fait pas leur cartes d'embarquement. Ce qui n'est pas notre cas, nous n'avons donc rien à faire dans cette queue, et nous rendons au comptoir touristique. S'engage alors un dialogue de sourd avec l’hôtesse d'accueil aimable comme une porte de prison:
- Nous sommes en transit pour 7h30, nous aimerions savoir comment rejoindre le centre de Kuala, et en combien de temps c'est accessible? - Il faut avoir au minimum 8h pour que l'immigration vous laisse sortir! - Nous avons déjà rempli nos cartes d'immigration, nous voulons juste savoir si c'est possible de rejoindre le centre rapidement, et combien de temps il nous faut pour voir les tours? - Il faut avoir au minimum 8h pour que l'immigration vous laisse sortir! (là elle nous tape sur le système) - Mais vous ne répondez pas à ma question! Combien de temps il faut pour rejoindre le centre et comment fait-on? - Il faut avoir au minimum 8h pour que l'immigration vous laisse sortir, vous ne pourrez donc pas sortir! - Bon ok, imaginons que nous ayons 8h de transit, nous avons donc 8h de transit, comment on fait Raaaahhh!!! ''- Le plus rapide est de prendre le train, 30 minutes jusqu'à la Sentral Station puis vous changez pour 10 minutes de métro. ''
Hourra! C'est donc surexcité comme des puces, et un peu chauffés par cette discussion stérile, que nous passons les comptoirs de l'immigration, validant sans soucis notre visa 1jour. Nous achetons nos billets par carte pour le train express en direction de la gare, sans savoir combien cela nous coute puisque nous n'avons aucune idée du taux de change, ni même du nom de la monnaie, que nous appellerons arbitrairement le Fluk. 140 Fluks donc. Nous prenons place dans le train. Évidemment, sur le trajet, un espèce d'orage énorme est en train d'apparaitre, nous avons l'impression de voir une tornade se former, et une pluie battante s'abat sur le train.... Génial, nous allons rester 2h à Kuala, sous la flotte.
Arrivés à la Sentral Station, une demi heure plus tard comme c’était indiqué, et là premier problème de taille: payer un ticket de métro avec la visa, c'est pas simple. il nous faut donc trouver dans ce capharnaüm géant, un distributeur qui accepte la visa, ou un bureau de change. C'est une toute autre ambiance que nous découvrons en arrivant dans cette gare immense, dense, bruyante. il est 16h, l'activité bat son plein, des gens, du bruit partout, des odeurs différentes!!! Nous trouvons le seul ATM de la gare qui accepte la visa, pas le choix il faut faire la queue. Nous retirons au pif 50 fluks, ne sachant pas ce que combien cela fait en euros (en fait ce sont des Ringgits Maylaisiens, 50 RM cela fait 11€). Nous achetons nos tickets. Par chance, le plan de métro est facile à comprendre. Direction les tours Petronas!
Nous sortons du métro, écrasé par une chaleur moite comme au Vietnam et découvrons ces tours imposantes, immenses. Quelques photos depuis extérieure, puis nous nous engageons à l'intérieur pour découvrir un immense centre commercial. Nous tentons d'obtenir des renseignements, afin de savoir comme accéder au skybridge, le pont qui relie les deux tours, seule partie accessible aux touristes. Pas de chance, le pont est en rénovation pour les trois mois à venir. Grosse frustration évidemment, l'impression de se voir offrir un jouet sans les piles... Raaaahhh bis!!!
Retour au métro pour aller une station plus loin, voir la tour KL, sorte de soucoupe volante posée sur un immense pilier. Évidemment il faut racheter des tickets. Nous ne la verrons que de loin, ne connaissant pas trop la ville, nous sortons à un arrêt qui semblait être relativement proche sur papier, mais sans avoir vu un parc immense qui s'interpose entre nous.
Nous rebroussons à nouveau chemin, et nous arrêtons cette fois ci à la mosquée, en plein centre. La ville est, à l'image de Bangkok, construite sur plusieurs étages, entre ses tours, son métro aérien, ses routes... C'est une toute autre ambiance que Jakarta!
Le petit tour à Kuala Lumpur arrive à son terme, retour à la Sentral Station, puis à l'aéroport. Trop stressés que nous sommes de rater l'avion, nous ne nous sommes toutefois pas trop attardés! Nous n'y serons pas resté très longtemps, mais quel pied d'avoir ce petit bout d'aventure en rab! Et pour conclure, quel bonheur de découvrir un Burger King à l'entrée de l'aeroport! Il est 20h, forcément, nous craquons!!!
L'avion étant prévu à 23h, autant vous dire que nous connaissons chaque boutique de l'aéroport. Et qu'il est difficile de dépenser 3,5 fluks dans les duty free!! Nous squatterons enfin des transats, pour bouquiner, écrire, comater...
Décollage!! Dans la rangée du milieu, pas de bol, mais qui se révèlera finalement moins inconfortable que nous le pensions. La vraie malchance vient du fait que la programmation des films est la même qu'à l'aller... Nous somnolons, nous mangeons, nous regardons un documentaire sur les orangs-outangs... puis le ciel parisien se dessine au loin. Nous voilà à Roissy. Déjà, que ce mois est passé vite. Mais quelle belle aventure! Et vivement la prochaine!!





























































































































